A coeur ouvert avec Mustafa Madih (OCK))
Par info mag, jeudi 25 janvier 2007 à 16:19 :: Sport :: Lien permanent
« Je suis sollicité par un club qatari mais toute mon énergie est focalisée sur l’OCK » « La classification des entraîneurs, le voeu de beaucoup de collègues » Nous avons profité du passage de l’OCK lors de la 17ème journée du championnat pour parler avec son entraîneur Mustafa Madih de sa situation actuelle avec le club khouribgui et d’autres choses concernant son départ vers Qatar !
L’Opinion-Sport : Pouvez-vous clarifier à l’opinion sportive votre situation actuelle avec l’OCK ?
- Pour l’instant, toute mon énergie est focalisée sur l’OCK. C’est vrai que je suis sollicité par un club de première division au Qatar, il y a eu entre nous des pourparlers en attendant que ça aboutisse, je continue mon travail au club de Khouribga.
Et votre contrat !
- Dans mon contrat, justement, il y a une clause où il est mentionné que je peux quitter l’OCK à une seule condition, être sollicité par l’équipe nationale ou d’autres clubs en dehors du Maroc avec des offres intéressantes. Pour l’instant, je suis avec l’OCK, coeur et âme.
Aucune idée sur ce retard et cette attente des responsables du club qatari ?
- Je m’en fous carrément du retard, moi, je travaille comme je l’ai dit au départ... c’est à eux de faire précipiter les choses ( !)
Excusez-nous de vous avoir trop taquiné avec ce sujet et dites franchement, est-ce que les dirigeants après le trophée de la Coupe du Trône, pensaient au titre du Maroc ?
- Comme on dit, l’appétit vient en mangeant (sourire)... Vous n’êtes pas sans savoir que pour moi comme pour l’OCK, c’est notre premier titre. Aussi, nous aimerions, tous deux, enrichir notre palmarès : vu nos potentialités, la récompense de nos efforts sur et en dehors du terrain, nous y croyons dur comme fer... D’autant plus que le groupe vit dans une bonne ambiance, des dirigeants à la hauteur, un public enthousiaste... Alors pourquoi pas un titre ? Il suffit que nous, je veux dire tout le bloc qui a bossé durement pour décrocher la Coupe du Trône, à commencer par les joueurs et moi-même restions concentrés sur cet objectif.
Et l’argent dans tout ça ?
- Quant je dis les dirigeants à la hauteur, ce n’est pas n’importe qui ! C’est des gens capables d’aller chercher les sponsors et l’argent qu’il faut, un besoin vital pour le sport... Et surtout des dirigeants qui sont bons gestionnaires.
Votre satisfaction s’arrêtera-t-elle à votre premier titre, la Coupe du Trône où ira-t-elle chercher le second titre du champion du Maroc ?
- C’est vrai que chaque entraîneur met les mains et les pieds pour amener la Coupe du Trône à la vitrine de son club... Quant au titre du championnat du Maroc, je crois qu’il est encore tôt pour en parler. Il reste encore treize matches à jouer. Donc beaucoup de choses rentrent en jeu. Entres autres, des imprévus que nous ne pourrions pas contrôler. Mais nous allons faire notre possible pour maintenir la cadence. Je ne m’occupe pas des résultats des autres mais pour le club de l’OCK, tous les matches qui restent sont à gagner.
On pense que vous avez des réponses de diplomatie !
- Non, il ne s’agit pas de diplomatie mais je n’aime pas beaucoup parler ! Ça ne veut pas dire que je ne compose pas avec la presse. La preuve nous parlons bien tous les deux (sourire) ! En matière de football, ça n’engage que moi, il faut parler peu mais travailler beaucoup. Personnellement, j’aime bien passer inaperçu.
Mais n’aimeriez-vous pas voir, un jour, la classification des entraîneurs marocains ?
- Je pense que l’amicale des entraîneurs travaille bien, elle projette prochainement une journée anti-dopage sous l’égide de la FRMF. Alors viendra, un jour, la classification des entraîneurs. Je dirai même qu’il faudrait la faire, c’est le voeu de beaucoup de collègues.
Votre départ de l’OCK en cours de saison peut-il avoir une empreinte négative sur l’équipe ?
- Peut-être que mon départ va géner les joueurs, le staff technique, les dirigeants. Pour la simple raison que nous avons travaillé ensemble et confectionné des assises solides utiles au club. Parfois, je dis non, mon départ ne génèrera personne, vous savez l’OCK est mis sur des rails et les joueurs ont compris qu’il faut avoir la hargne de vaincre pour arriver à l’objectif.
Un conseil peut-être ?
- Le seul conseil que j’ai à donner à l’OCK : garder l’entraîneur adjoint. Il a tellement appris qu’il est capable avec le staff qui l’entoure de faire arriver l’OCK à bon port.
Il s’agit de M’hamed Lakbir n’est-ce pas ?
- Effectivement, mais cela ne veut pas dire que je m’immisce dans le travail des responsables. Ils sont libres d’amener l’entraîneur qu’ils veulent ! Mais j’ai peur qu’il chamboule tout le travail ( !)
Et les joueurs, ont-ils acquis cette mentalité de « pro » ?
- Je crois qu’un joueur sans mental n’est rien du tout. Il faut avoir les nerfs solides, une force de caractère terrible... Pour faire une bonne équipe, il faut des joueurs comme ça ! Donc mes joueurs ont quand même cette notion-là, je crois que sans moi, ils resteront sur leur lancée.
Et pour finir ?
- J’aimerais revenir sur mon départ vers Qatar et dire que même au risque de me répéter que je suis toujours à l’OCK et rien n’est fait encore... Si le Bon Dieu veut que je parte, j’espère que les garçons qui savent merveilleusement bien manier le ballon au sein de l’OCK gardent l’esprit d’équipe et la rage de vaincre pour aller loin en championnat.
Propos recueillis par Abdellatif CHERRAF
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