le suspense sera levé
Par info mag, lundi 22 janvier 2007 à 09:57 :: Monde :: Lien permanent
Quelle que soit sa décision, l'animateur de l'émission télévisée de TF1 Ushuaïa l'annoncera sous forme de déclaration, pour le côté solennel, argumentaire à l'appui.
C'est une décision très personnelle qu'il est en train de mûrir et de méditer; après avoir beaucoup consulté son entourage, il a verrouillé les écoutilles depuis mardi", a indiqué son porte-parole Jean-Paul Besset.
La seule question qui vaille, estime-t-il, est celle de la meilleure stratégie à suivre pour continuer de faire avancer la question écologique dans le débat politique et les choix de société à venir.
"S'il n'est pas candidat à la présidentielle, il ne disparaîtra pas pour autant du paysage", prévient également M. Besset.
Ce qui ne signifiait pas, en fin de semaine, que son choix soit arrêté en un sens ou dans un autre. Visiblement, Nicolas Hulot, 51 ans, pèsera jusqu'au dernier moment le pour et le contre.
En lançant son Pacte écologique le 7 novembre, il soumettait dix propositions et cinq engagements concrets, fiscaux et institutionnels notamment, aux candidats à la présidence, les menaçant de se jeter dans l'arène s'il n'obtenait pas de réponse satisfaisante.
Plus de deux mois plus tard, le Pacte a recueilli l'adhésion de près d'un demi-million de Français et l'engagement argumenté des principaux candidats qui l'ont signé.
"On ne pouvait pas espérer mieux: c'est un succès complet jusqu'à présent", estime Jean-Marc Jancovici, l'un des experts contributeurs au Pacte qui fait valoir la montée en puissance des questions environnementales dans le débat et la légitimité reconnue de Hulot sur ce sujet.
La cote de l'animateur télévisé s'est envolée - 89% d'opinions favorables en janvier selon le baromètre IFOP - et jusqu'à 11% des personnes interrogées se disent prêtes à voter pour lui.
Comment, désormais, capitaliser sur cet enthousiasme?
L'alternative, résumée par son porte-parole, est d'en rester à son positionnement traditionnel d'ONG avec sa Fondation, "celui du lobbying politique dont on peut estimer qu'il a déjà porté ses fruits".
Ou de se déclarer candidat "afin de porter plus directement la question sur le plan politique et d'instituer un rapport de force électoral beaucoup plus net en faveur de la cause qu'il défend".
Et en ce cas, promet M. Besset, "il ne sera pas un candidat de figuration sur un thème spécifique ni ne prétendra faire un programme attrape-tout: la question écologique domine toutes les autres, c'est un surdéterminant qui implique une révision des logiques sur le plan économique et social".
Pour autant, parmi les experts qui l'entourent, le doute l'emporte en privé sur l'intérêt d'une candidature.
"La menace de candidature a augmenté le bruit médiatique mais diminué l'espace accordé aux problèmes d'environnement. S'il se présente, on ne parlera plus du Pacte", note l'un. "Qu'il propose plutôt à tous ceux qui sont prêts à voter pour lui de signer son Pacte. Il pourra alors jouer les faiseurs de roi au deuxième tour en affichant sa préférence".
"Les risques sont aussi importants d'un côté et de l'autre, reconnaît Jean-Paul Besset. S'il y va, il prendra des coups, mais ce n'est pas ce qui l'inquiète le plus. Il pèse aussi le risque de la déception qu'il pourrait susciter en donnant l'impression de s'arrêter en chemin".
PARIS (AFP) - La semaine politique commence lundi matin par la levée d'un long suspense: Nicolas Hulot va dire si, oui ou non, il se lance dans une campagne présidentielle. A la veille de cette annonce, le Journal du Dimanche publie avec l'Institut Ifop un sondage selon lequel 59% des Français se disent hostiles à une candidature de l'animateur écologiste, 40% souhaitant au contraire qu'il se présente. Durée: 1mn02
AFP
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