Intervenant jeudi à Bruxelles, dans le cadre d'une conférence sous le thème "Qui va nourrir le monde? Vers des agricultures diverses et durables", le ministre a expliqué que ce plan qui se décline en programmes pragmatiques et ambitieux soutient l'objectif d'un développement rapide et significatif de l'agriculture marocaine.

"Nous sommes en train de passer d'une vision traditionnelle de l'agriculture à une approche moderniste et stratégique, porteuse d'un renouvellement du tissu des acteurs et d'un encouragement résolu de l'investissement privé autour de modèles d'agrégation qui ont démontré leur succès à l'échelle du Maroc et à l'échelle internationale"", a-t-il dit.

Le plan Maroc Vert, a poursuivi le ministre, vise un développement compétitif des filières à haute productivité et à forte valeur ajoutée autour de projets agrégés et intégrés. Il se décline également autour de plans de développement des régions à économie fragile.

Ce plan, a-t-il précisé, aura un impact socio-économique structurant et durable à travers une nouvelle vague d'investissements massifs dans l'agriculture qui permettra la création d'emploi et la réduction de la pauvreté.

Exprimant l'intérêt d'ouvrir le marché marocain pour des échanges équilibrés et durables, le ministre a fait savoir que dans un contexte de risques majeurs de crise alimentaire et d'instabilité chronique, de tels échanges doivent se faire selon un nouvel ordre de solidarité dont l'objectif est de concilier les rythmes de développement des différents pays.

Faisant état de la hausse actuelle des prix alimentaires et de l'insuffisance de l'offre des produits agricoles, M. Akhannouch a souligné la nécessité d'inscrire le développement de l'agriculture comme préoccupation majeure de la communauté internationale pour une réponse de fond à l'enjeu de la sécurité alimentaire.

Dans cet état de fait, l'Afrique, menacée par la faiblesse structurelle de son agriculture, représente un potentiel considérable, a ajouté le ministre, soulignant que de nombreux pays africains peuvent avancer sur les grandes questions de la famine et de l'immigration. Cela ne pourrait se faire sans une contribution massive du nord et de l'Union européenne, a-t-il estimé.

Organisée par la présidence française de l'Union Européenne en partenariat avec la Commission européenne et le Parlement européen, cette conférence a vu la participation du ministre français de l'agriculture, de représentants de plusieurs pays, de commissaires et parlementaires européens et de responsables d'organisations internationales.

MAP