Parmi les remarques soulevées par les intéressés, figure en premier lieu la question du pôle social où il est proposé de reléguer le secteur de la santé au rang de simple secrétariat d¹Etat. Tout le monde s¹accorde à dire qu¹une telle approche ne peut refléter l¹importance de ce secteur social par excellence, à mettre impérativement au rang de priorité nationale si l¹on veut le rendre accessible à l¹ensemble de la population. De sources proches des partis de la majorité, on nous confirme que les responsables font de cette question une affaire de principe, d¹autant plus que l¹opinion publique ne comprendrait pas une telle rétrogradation au moment où le pays lance l¹AMO, le Ramed et la CMU.

Nécessaire limitation

Autre question soulevée par les partis de la coalition majoritaire, la limitation du nombre de ministères dits de souveraineté qu¹il ne faut laisser qu¹à l¹Intérieur et la Défense. Comme argument mis en ¦uvre, on précise que le secrétaire général du PI de l¹époque, M¹Hamed Boucetta avait parfaitement rempli les fonctions de ministre des Affaires étrangères et que le ministère des Affaires islamiques et des Habous avait été aussi dirigé par un responsable national du PI, en l¹occurrence Hachemi Filali. Il n¹y aurait donc pas de raison pour ne pas tenter de nouvelles expériences en la matière. Pour l¹heure, il semble que le premier ministre campe sur ses positions pour ne pas voir tout son édifice chamboulé par les propositions des uns et des autres. D¹autant plus que la question du nombre de ministères à attribuer à chacun des partis pose problème compte tenu du nombre élevé «de ministères de souveraineté». Deux solutions s¹offrent ainsi au premier ministre. Soit élargir le gouvernement à 33 départements ministériels, ce qui serait en deçà du chiffre de l¹équipe formée par Driss Jettou, soit réduire l¹effectif des ministères de souveraineté. C¹est ce que nous a déclaré un dirigeant rénovateur d¹un des partis de la Koutla qui ne comprend pas que l¹on continue à réserver le ministère des Affaires étrangères à des personnalités non partisanes, au moment où les profils pour une telle fonction ne manquent pas. Toujours est-il que la journée d¹hier, et jusqu¹à l¹écriture de ces lignes, n¹a apporté rien de nouveau, chacun campant sur ses positions et au mieux présentant une liste exhaustive des candidats à la fonction ministérielle convoitée.

A.B.

Al Bayane