Les deux publications rappellent qu'une telle mesure fait suite à la décision prise unilatéralement par la Sonatrach, en juillet dernier, d'augmenter sa participation au sein de la société mixte Medgaz, qui devrait prendre en charge l'acheminement du gaz algérien en Europe via un gazoduc entre Oran et Almeria.

L'Algérie "s'est moquée du gouvernement espagnol" et l'a puni pour son appui au Maroc, ajoute El Mundo, qui croit savoir qu'Alger est en train de négocier avec la banque espagnole Santander l'acquisition de 30 pc de participations au capital de la société espagnole de produits pétroliers Cepsa.

ABC note, pour sa part, que les relations hispano-algériennes sont entrées dans un "terrain boueux", après les décisions prises par l'Algérie à l'égard des sociétés énergétiques espagnoles.

"La préférence affichée par l'Espagne pour le Maroc et son appui à la proposition d'autonomie au Sahara occidental incommodent l'Algérie", estime de son côté le journal catalan "El Periodico", soulignant qu'il s'agit là de "l'une des principales raisons à l'origine de l'actuel désaccord entre Madrid et Alger sur la question du Gaz naturel".

Le torchon brûle "à nouveau" entre Alger et Madrid, écrit pour sa part le journal français "La Tribune", ajoutant que pour justifier son "revirement, le gouvernement algérien argue des retards enregistrés du côté espagnol dans l'exécution du projet", faisant remarquer que "la décision algérienne semble répondre également à d'autres motivations".

A la suite de la décision prise par les autorités algériennes à l'encontre Gas Natural et Repsol, ces dernières ont manifesté leur intention de défendre énergiquement leurs intérêts en soumettant la question à un arbitrage international.

MAP