Dans un entretien publié dans le dernier numéro de l'hebdomadaire international +Jeune Afrique+, M. Ahizoune a précisé que le taux de pénétration du marché marocain du mobile, qui se situe actuellement à 57 pc, sera porté à 80 pc dans trois ans.

"Nous comptons sur trois moteurs de croissance, l'augmentation de la consommation par client (...), le développement des contenus grâce aux nouvelles technologies et la croissance à l'international", a indiqué M. Ahizoune, rappelant que sur ce dernier point, Maroc-Télécom a acquis, en décembre dernier, 51 pc de l'Office national burkinabé des télécommunications (Onatel) et, en février, 51 pc de Gabon-Télécom.

"51 pc, c'est le minimum que nous souhaitons acquérir où que nous allions. Nous ne sommes pas des financiers, nous ne cherchons pas à prendre des participations à droite et à gauche", a-t-il dit, ajoutant que Maroc-Télécom veut exercer son métier et développer son savoir-faire.

Tout en expliquant qu'au Burkina Faso, au Gabon comme dans d'autres pays subsahariens, les taux de pénétration sont encore faibles, M. Ahizoune a indiqué que si le Groupe marocain fait des efforts sur la qualité et la tarification, il peut rendre le mobile plus accessible dans cette région.

Il a, en outre, souligné que l'opérateur historique de la téléphonie au Maroc, qui est également présent en Mauritanie où il détient, depuis 2001, 54 pc de Mauritel, au Burkina Faso et au Gabon, a d'autres objectifs sur le continent.

"Il n'y a pas d'appels d'offres à notre connaissance, sauf au Niger où nous avons répondu à un appel à manifestation d'intérêt pour une nouvelle licence", a-t-il dit, faisant remarquer que les marchés des télécommunications au Mali, au Ghana, en Guinée équatoriale, au Bénin et au Togo retiennent l'attention de Maroc-Télécom.


MAP